En 1988, Riccardo Ricco avait été interpellé, sur le Tour même, avant le départ de l'étape Lavelanet-Narbonne.
Quatre jours avant le départ du tour de France 2010, Foix a ouvert mardi un des dossiers du dopage. L'italien Ricardo Ricco interpellé sur la grande boucle 2008 à Lavelanet, a été jugé en son absence par la justice ariégeoise pour son contrôle positif à l'EPO, un produit améliorant le transport d'oxygène dans le sang.
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Le cycliste italien était convoqué aujourd'hui devant le tribunal correctionnel de Foix mais avait déjà averti son avocate qu'il ne serait pas à l'audience. Vainqueur de deux étapes de montagne lors de son interpellation dans les Pyrénées en 1988, le grimpeur italien de 26 ans, ne sera pas au départ samedi de l'édition 2010 du Tour de France puisque son équipe Flaminia n'est pas qualifiée. La date de la comparution a-t-elle été choisie pour coïncider avec le Tour de France ? On peut dire qu'il s'agit d'adresser une mise en garde aux coureurs. "Le hasard fait bien les choses, ça intéressera plus mardi que si ce procès avait eu lieu au coeur de l'hiver", a répondu, plein de sous-entendus, le procureur de Foix, Antoine Leroy, à notre confrère de l'AFP.
Lors de son interpellation à Lavelanet, les enquêteurs avaient retrouvé dans ses affaires des médicaments, des flacons et des seringues mais pas d'EPO. Ricco avait alors nié s'être dopé avant de l'admettre deux semaines plus tard. Il risquait une peine maximum de 2 ans de prison et 3 750 euros d'amende. Il a fait son retour à la compétition, en mars. Samedi, il a pris la dixième place du championnat d'Italie après avoir été suspendu sportivement durant 20 mois après l'affaire. La Fédération française de cyclisme (FFC) s'est constituée partie civile a obtenu 3 000 euros de dommages et intérêts. Le tribunal a rejeté la demande de son avocate, Ana Maria Tripicchio, qui a réclamé l'arrêt des poursuites en invoquant que son client avait déjà été condamné au pénal par un tribunal italien, le 9 février 2010, à 5 710 euros d'amende.



