Quatre experts se sont succédés à la barre mercredi.
F3 Midi-PyrénéesOn n'a jamais autant "ri" au procès de la catastrophe d'AZF. Pourtant, le sujet qui préoccupait la cour hier n'a rien de risible.
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La perception d'un double événement, le 21 septembre 2001, préoccupe les Toulousains depuis dix ans.
Depuis trois jours, la cour d'appel de Toulouse tente d'y trouver une réponse. Sismique, pour commencer.
Car d'après les experts judiciaires, une seule explosion a produit deux bangs : une onde sismique (qui peut produire un son) suivie d'une onde acoustique.
Une thèse "officielle" démontée depuis mardi par deux experts : Patrick Naylor, cité par la défense et hier, Alain Joets, cité par l'association AZF, Mémoire et Solidarité.
C'est ce dernier qui provoqué une certaine hilarité dans la salle d'audience. Chercheur au CNRS, Alain Joets, qui s'est basé sur douze témoignages dont il qualifie la moitié de "peu fiable", est formel : "L'étude des données nous montre qu'il y a eu deux explosions sur le pôle chimique toulousain le 21 septembre 2001. En dix ans, les experts ont été incapables de localiser le premier bang, et pourtant, c'était une question très facile..."
Alain Joets en effet l'a "localisé"... A la SNPE.
Après avoir demandé à deux reprises aux avocats des parties civiles de bien vouloir se taire pour qu'il puisse se concentrer, Alain Joets s'est montré quelque peu agité : "A quoi on joue ?", a-t-il répondu à maître Denis Benayoun qui lui demandait si sa méthodologie n'était pas biaisée. Avant de proposer de "mimer" ses graphiques.
Entre rires étouffés et consternation - visible - de la cour, cette audience s'est achevée sur un sentiment de "flottement".



