Roger Meyniel dirigeait la SNPE de Toulouse, au moment des faits.

Roger Meyniel dirigeait la SNPE de Toulouse, au moment des faits.

L'ancien directeur de la SNPE était à la barre lundi, pour répondre aux soupçons de la défense.

C'est la première fois que Roger Meyniel témoigne à la barre, dans le cadre de l'affaire de l'explosion d'AZF.

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Aujourd'hui retraité, Roger Meyniel était, en septembre 2001, le directeur de l'établissement SNPE de Toulouse.

Il rappelle en préambule que le site de la SNPE a eu à déplorer une victime et de nombreux blessés parmi les salariés. "La priorité, c'était de s'occuper des victimes...", a notamment déclaré Roger Meyniel.

Ce qui ne l'a pas empêché de faire le tour des installations, afin d'éviter les sur-accidents, "compte-tenu que nous avions sur le site des produits tels que le chlore et l'ammoniaque". Une vérification qui n'a rien fait apparaître de particulier. De même, Roger Meyniel assure qu'aucune explosion n'a eu lieu dans l'une ou l'autre de ses installations.

Mais ce dont se souvient très bien Roger Meyniel, c'est d'avoir rencontré "rapidement" plusieurs membres de la commission d'enquête interne de Total. Pour lui, les accusations de secret et de dissimulation ne tiennent pas une minute. "J'ai fait en sorte que mes services donnent tous les renseignements qui étaient demandés".

Quant à la SNPE, elle n'était pas sous le coup du "secret défense", seulement placée sous l'autorité militaire du préfet.

Invité à poser des questions aux témoins, Serge Biechlin n'a pas été aussi catégorique qu'il y a quelques semaines. Il a tout de même déclaré : "Je ne veux pas charger la SNPE mais beaucoup de témoignages ont parlé de fumées extraordinaires à la SNPE..."

Roger Meyniel, lui, ne voit ce que la SNPE aurait eu à cacher. C'était une usine chimique et non une usine d'armement, a-t-il précisé.

Rappelons que la SNPE a obtenu 150 millions d'Euros de dédommagements de la part de Total pour les dégâts occasionnés par l'explosion du hangar 221.

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