Pierre Grésillaud, enseignant, à son arrivée salle Jean-Mermoz.
F3 Midi-PyrénéesLeurs points communs sont au moins au nombre de deux. Ils n'ont pas été entendus en première instance et ils jugent sévèrement le travail des experts judiciaires.
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Jean-Marie Arnaudies, 70 ans, et Pierre Grésillaud, 45 ans, sont également tous deux enseignants en mathématiques. Le premier a une certaine renommée dans le monde scientifique, le second s'est surtout fait connaître sur Internet pour avoir publié l'ensemble des pièces du dossier judiciaire d'AZF.
Pour Jean-Marie Arnaudies, un long travail de recoupement (six années !) des témoignages lui permet d'affirmer qu'une explosion préalable a eu lieu, bien avant celle du hangar 221 qui ne serait, finalement, qu'un "petit feu d'artifice". Il rapporte que des témoins ont vu un "monstrueux cylindre" jaillir du transformateur de la tour phosgène de la SNPE.
Après trois heures d'exposé, Jean-Marie Arnaudies s'est vu reprocher par les parties civiles d'avoir travaillé sinon pour, du moins aux côtés de la commission d'enquête interne.
Quant à Pierre Grésillaud, c'est bien simple : les enquêteurs ont, selon lui, négligé toute les pistes susceptibles d'apporter une explication. Il a, lui, un début de réponse : sous la colline de Pech David où un premier séisme aurait précédé l'explosion du hangar 221. Souterrain secret ? Essais militaires ? Pierre Grésillaud en tout cas plaide pour la réouverture de l'enquête.
Le procureur, lui, a résumé les choses ainsi : "On est en présence d'un dévoiement de la justice pénale. Entendre, sous le statut de témoin, quelqu'un qui fait lui-même citer des témoins ! (par l'intermédiaire de certaines parties civiles, NDLR) Si nous avions des doutes à cet égard, ils sont levés aujourd'hui !"
Une immense perte de temps, a martelé Pierre Bernard.
"On n'est pas loin d'être d'accord", s'est contentée de dire la défense...



