Tous les membres de la CEI seront entendus cette semaine.

Tous les membres de la CEI seront entendus cette semaine.

F3 Midi-Pyrénées
La cour d'appel de Toulouse examine le rôle de la commission d'enquête interne de Total.

La commission d'enquête interne de Total a-t-elle travaillé dans l'ombre ? C'est à cette question que tente de répondre la cour d'appel de Toulouse depuis mardi.

Créée le 22 septembre 2001, au lendemain de la catastrophe comme le prévoit la réglementation des usines classées Seveso, la CEI était composée de salariés de Grande Paroisse, filiale de Total. Elle a commencé à travailler immédiatement sur les lieux.

En interrogeant les salariés, pour commencer. C'est dans ce contexte que la commission entend, dès le dimanche 23 septembre, Gilles Faure, employé de la Surca. Il lui apprend qu'il a apporté une benne blanche, du hangar 335 au 221, une benne composée de fonds de sacs de différents produits.

Une déclaration prise immédiatement au sérieux, à tel point que plusieurs membres de la CEI se rendent au plus vite dans le hangar 335 et exigent un inventaire des sacs.

Pourquoi n'avoir pas alerté la police ?, demandent plusieurs avocats de la partie civile. Toutes les pistes étaient envisagées, répondent Arnaud Mace de Lépinay, président de la commission, et Jean-Bernard Peudpièce, membre actif.

Le commissaire Saby, à la barre en décembre dernier, avait déclaré : "On s'est fait avoir par la commission d'enquête interne". Mais pour la CEI, leur rôle et leurs travaux n'ont jamais intéressé la police, malgré plusieurs propositions de collaboration.

Thierry Desmarets, ex-PDG du groupe Total, appelé à la barre mardi après-midi, a balayé ses accusations. Pour lui, les membres de la commission étaient "honnêtes et compétents".

L'accusation, quant à elle, a pointé du doigt les "différences" entre des premiers rapports d'étape de la CEI évoquant des anomalies et des dysfonctionnements et des rapports définitifs beaucoup plus mesurés.

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