La majorité socialiste et écologiste a voté ce budget.
La majorité socialiste et écologiste du conseil régional de Midi-Pyrénées a voté lundi par 69 voix contre 20 (les élus majorité présidentielle) un budget primitif 2011 en baisse de 8%, en raison du "carcan" de la réforme de la fiscalité locale.
Vidéo
Le président de Midi-Pyrénées, Martin Malvy (PS), a estimé que la suppression de la taxe professionnelle et le gel pendant trois ans des dotations de l'Etat plaçaient les régions dans un "carcan", d'autant qu'elles "n'ont plus comme possibilité de faire évoluer leurs recettes budgétaires que sur les cartes grises".
Le total des crédits de paiements de Midi-Pyrénées devrait atteindre 1,151 milliard d'euros en 2011 contre 1,25 milliard en 2010 (-8%), avec une baisse de 17,4% des investissements (à 461 millions) et une baisse de 0,3% des dépenses de fonctionnement (à 689 millions). M. Malvy a toutefois souligné que Midi-Pyrénées restait la région consacrant le plus d'argent par habitant aux investissements (hors Ile-de-France) tout en étant aussi "en tête" pour l'autofinancement (250 millions d'euros).
"Notre endettement est le plus faible des régions françaises", a ajouté M. Malvy, en assurant qu'"aucun des grands programmes d'action de la région ne sera pénalisé" car "la plupart d'entre eux (lycées, plan rail, enseignement supérieur,...) ont été très largement engagés".
"Ce budget est contraint sans être de rigueur", a ajouté le président de Région, en indiquant qu'il serait "adapté en cours d'année". Parlant d'une "période charnière pour les Régions", il a appelé le gouvernement à "prendre conscience du rôle des collectivités dans le développement du pays".
Un des deux groupes se réclamant de la majorité présidentielle "Républicains et Territoires" récemment constitué autour de Gérard Trémège (maire UMP de Tarbes) s'est réjoui "de la baisse du train de vie" de la Région, dans ce budget qui "marque un coup d'arrêt contraint à l'alourdissement de la fiscalité régionale directe". Il dénonce en revanche un budget "petit bras" qui se traduit par une "forte diminution des investissements régionaux".



