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Daniel Ali, instituteurs révoltés dans l'Algérie coloniale, vendredi à 23h50

Daniel Vérin, jeune instituteur français d’Algérie, prend fait et cause en 1954 pour la Révolution algérienne et s’engage dans le Front de Libération Nationale (FLN), puis dans l’Armée de Libération Nationale (ALN).

  • Par Emmanuelle Gayet
  • Publié le 18/03/2013 | 10:07 , mis à jour le 25/03/2013 | 10:26
"L’Algérie a gagné sa liberté, et moi je ne comprenais toujours pas" Daniel Ali © © La Compagnie des Taxi-Brousse- France Télévisions- 2012
© © La Compagnie des Taxi-Brousse- France Télévisions- 2012 "L’Algérie a gagné sa liberté, et moi je ne comprenais toujours pas" Daniel Ali
Daniel, devenu Ali, est, à la fin de la guerre, en 1962, citoyen algérien.
Il part en tant qu’étudiant boursier aux Etats-Unis mais se voit refuser son retour au pays par l’administration algérienne de l’époque. Il obtient la nationalité américaine en 1969.
Condamné par la France, ce n’est qu’en 2004, qu’il ne sera reconnu moudjahid, combattant de la Révolution Algérienne.
Le propos percutant et tenace de cet homme épris de liberté, qui a su s’indigner bien avant les autres, nous replace dans une actualité brûlante, celle que forgent des hommes et des femmes épris de cette même liberté sur les terres d’Afrique du nord.

Auteurs et Réalisateurs : Maurice Ferlet et Georges Vérin
Une coproduction : La Compagnie des Taxi-Brousse & France Télévisions
Avec le soutien : du Centre National de la Cinématographie, de la Procirep et de l’Angoa

La bande annonce :




© © La Compagnie des Taxi-Brousse- France Télévisions- 2012
© © La Compagnie des Taxi-Brousse- France Télévisions- 2012


Pourquoi ce film ?

J'avais six ans en 1957 quand, du jour au lendemain, Daniel est devenu un sujet tabou. Sans les gendarmes qui venaient régulièrement à la maison poser des questions sur "mon grand frère" j'aurais pu oublier son existence. Ma mère, si joyeuse, est devenue triste et préoccupée.
La tension était palpable, puis la guerre a gagné la ville, l'horreur est devenue quotidienne, l'enfance est devenue l'écrin des cauchemars.
L’Algérie a gagné sa liberté, et moi je ne comprenais toujours pas. L'exil, le fil du temps ont encore creusé cette absence, ce manque. D'où est né le désir de savoir et de faire connaître par ce film comment, avec qui, Daniel avait bâti son destin. Un destin inscrit dans l'histoire mal connue de ces instituteurs qui, au nom de leurs valeurs, ont joué un rôle non négligeable dans la guerre d'indépendance.
Georges Verin, réalisateur

Qu'est-ce ​qui vous a marqué lors du tournage en Algérie ?
Lors du tournage en Algérie au fin fond de l'Ouarsenis, dans ce village de Borj Bou Naama accroché à la montagne, il a suffit de quelques instants au seul café du coin pour que spontanément le premier venu, mis au courant de qui était Daniel nous a guidé, logé et accompagné durant deux jours... Tout au long de notre séjour cet accueil chaleureux et spontané a été de mise partout, comme une porte ouverte sur leur fraternité et leur reconnaissance.
Georges Vérin et Maurice Ferlet

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