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Vacances : le Canal du Midi en vélo et en famille, mode d'emploi

Déambuler le long de Canal du Midi en vélo et en famille : une expérience rafraîchissante par temps de canicule, anti-stress pour nous, citadins, culturelle avec les ouvrages d'arts de Pierre-Paul Riquet et aussi, avouons-le, un peu sportive. Une expérience à tenter.

  • Par Emmanuelle Gayet
  • Publié le 21/08/2013 | 14:25
Avec ces chaleurs écrasantes et la canicule, le Canal du Midi est sans conteste un refuge fort agréable. Ses platanes séculaires plantent un décor grandiose tout au long du parcours tout en apportant fraîcheur et quiétude.

Un monde à part

Le Canal du Midi, c'est un univers à lui tout seul. Lové entre deux rangées de puissants platanes, il cache sous une apparence tranquille une vie agitée entre faune et flore sauvage, promeneurs, plaisanciers ou cyclistes. Cheminer le long de la voie d'eau, c'est avant tout choisir de vivre à son rythme, celui de ses eaux calmes. 

Circuler à vélo, c’est s’éloigner des grandes routes et être libre de tracer son chemin en échappant à  la pression des autres. Tout au long du parcours, les ouvrages d'art de Pierre-Paul Riquet laissent entrevoir l'énormité de l'oeuvre réalisée, une oeuvre aussi belle et qu'ingénieuse et utile.

De Toulouse au Somail en trois étapes

Entre Toulouse , notre point de départ et le Somail notre point d'arrivée,  le Canal du midi propose un chemin de près de 150 km entre Haute-Garonne en Midi-Pyrénées et Aude en Languedoc-Roussillon. 150 km que  nous avons parcouru en vélo en 3 étapes d’une journée.
  • 1er jour : De Toulouse au seuil de Naurouze environ 40km
  • 2ème jour : du seuil de Naurouze à Carcassonne environ 50 à km
  • 3ème jour de Carcassonne au Somail aux alentours de 50km
Notre petite famille de 4 personnes (2 adultes et 2 enfants 12 et 9 ans) est donc partie cheveux au vent et droit devant. Chaque soir, nous rejoignions une chambre d’hôte afin de reposer nos jambes fourbues et nous régaler de spécialités culinaires du coin. 

En photos : trois jours en immersion dans le monde serein du Canal du Midi


Les tops du parcours

  •  Les platanes, l’âme du Canal du Midi : plus qu’un parement, ils lui donnent toute sa majesté, sublimant les ouvrages d’art imaginés  par Pierre-Paul Riquet.
  •  L’ingéniosité et la beauté des ouvrages d’art qui jalonnent la voie : chaque écluse, chaque viaduc est unique.
  • Les écluses et leurs éclusiers confèrent à la voie d’eau, une présence humaine, quasi inexistante entre ces points d’étapes.
  •  La vie sauvage du Canal : cela fourmille dans l’eau et sur les berges.
  • Les plaisanciers souriants qui nous saluent  dans de nombreuses langues.
  •  Le seuil de Naurouze sur la ligne de partage des eaux entre la Méditerranée et l’Atlantique. Un point géographique stratégique agrémenté d'un étang octogonal, et d'une obélisque à la mémoire de son fondateur.
  •  La traversée de Carcassonne et la visite de la Cité toute proche. Une incursion furtive dans la civilisation et le patrimoine.
  •  L’arrivée au Somail, village qui vit au rythme du canal et de sa librairie.
 

Les flops des trois jours

  •  La nuisance sonore de l’autoroute : le bruit incessant de la circulation nous a accompagné jusqu’au seuil de Naurouze
  •  Le chancre coloré : des zones entières sont touchées et condamnées. Les platanes sont atteints de ce mal incurable qui les mange de l’intérieur. Abattus ou mal en point, ils laissent entrer lumière et chaleur. L'ambiance y est de ce fait beaucoup moins "intime".
  •  Le chemin de halage par endroit difficile à cause des racines et des trous. Cela donne certes un côté plus authentique, mais requiert une plus grande attention et plus d'effort physique. Les passages chaotiques restent peu nombreux et courts.
  • Les moustiques tigre ou pas, parfois coriaces en raison de la proximité de l'eau
  •  Le manque d’information sur les épiceries et les points d’eau. Les panneaux sont rares et pas toujours très explicites.
  •  Le port de Bram, assez quelconque et pas très accueillant pour les cyclistes que nous étions. Difficile de trouver un endroit correct pour pique-niquer.

Quelques conseils 

  •  Se munir d’une carte précise qui vous permettra d’évaluer les distances, les points de chute pour dormir et se ravitailler en fonction de vos options de voyage (chambre d’hôte, hôtel, camping…). Tout est possible
  •  Etre équipé d’un bon vélo plutôt du type Tout terrain. Si la voie est goudronnée jusqu’au seuil de Naurouze, vous circulerez par la suite sur des chemins de halage plutôt chaotiques et parfois assez étroits.
  •  Cuissardes et selles de première qualité. Le premier jour la position sur la selle est supportable.Le deuxième et le troisième jour c'est assez douloureux.
  • Emporter de l’eau. Car il fait chaud et pédaler contribue à augmenter votre température corporelle. Surtout en été.

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