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Inondations en Midi-Pyrénées : des semaines pour réparer les routes

Il faudra des semaines voire des mois pour réparer les routes de montagne effondrées dans les Hautes-Pyrénées, estime dimanche la préfecture du département ravagé le 18 juin par les crues des gaves. La situation la plus grave se situe dans la descente ouest du col du Tourmalet.

  • M.M. (avec AFP)
  • Publié le 23/06/2013 | 18:38, mis à jour le 23/06/2013 | 18:39
Le pont de Barèges dans la rivière © EMA / armée de Terre
© EMA / armée de Terre Le pont de Barèges dans la rivière

Des semaines pour réparer


Il faudra des semaines à Cauterets voire des mois entre Barèges et Luz-Saint-Sauveur pour réparer les routes de montagne effondrées dans les Hautes-Pyrénées, estime-t-on dimanche à la préfecture du département ravagé le 18 juin par les crues des gaves.
"La situation s'améliore, le téléphone l'électricité et l'eau courante sont en cours de rétablissement dans ces zones de montagne et la semaine relativement sèche mais sans grande chaleur qui commence, permettra de mieux ravitailler les points difficiles et de travailler" a indiqué le directeur de cabinet du préfet Philippe Marsais, interrogé par téléphone.
La principale difficulté est de rétablir la circulation sur les routes effondrées. La situation la plus grave se situe dans la descente ouest du col du Tourmalet entre Barèges et Luz-Saint-Sauveur (sur 7 kilomètres). "La route est durablement coupée, cela durera sans doute des mois, car il faudra vraisemblablement modifier le tracé de la route effondrée, qui est menacée par de nouveaux glissements de
terrain
", selon M. Marsais.
Pour quitter Barèges, les touristes évacués cette semaine ont dû remonter le col du Tourmalet qu'il a fallu déneiger, pour redescendre vers Bagnères-de-Bigorre par la Mongie.
A Cauterets au-dessus de Lourdes et Argeles-Gazost "des failles provoquées par les effondrements ont coupé la route d'accès au village sur 700 mètres, il faudra des semaines pour réparer", estime-t-on à la préfecture.
En attendant, les curistes de cette station thermale prennent des navettes de bus depuis la vallée, doivent parcourir à pied les 700 mètres non carossables et reprendre des navettes jusqu'au village. Les autres trafics, réservés aux secours et au ravitaillement, s'effectuent en 4X4 par la voie verte installée sur l'emprise de l'ancienne voie ferrée.

Un lent retour à la normale


A Lourdes, où la ville haute a été épargnée, la ville basse et les Sanctuaires situés au bord du gave de Pau ont repris l'essentiel de leurs activités. La grotte de la Vierge a été rouverte aux pèlerins samedi à midi un jour après la basilique supérieure, grâce au nettoyage par les pouvoirs publics et les nombreux bénévoles.
Dans la basilique souterraine, qui avait été entièrement submergée, "le pompage se poursuit car il subsiste des infiltrations d'eau", indique-t-on à la préfecture. A Lourdes comme à Luz "vigilance et gros chantiers s'imposent tant que les gaves restent haut", ajoute-t-on de même source.
"lI reste de la neige en altitude et la fonte provoque à elle seule chaque après-midi des hausses de niveau de 40 cm, s'il devait y avoir de gros orages on ne serait pas à l'abri d'un nouvel épisode de débordement", explique M. Marsais.

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